L’impact écologique de nos choix vestimentaires est plus que jamais d’actualité face aux enjeux climatiques. L’industrie textile est responsable de 2 à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et de 20 % de la pollution des eaux du globe.
Dans ce constat sombre, il faut considérer la part de pollution générée par la production des fibres textiles telles que le coton. Avec ses nombreux avantages, cette fibre naturelle lorsqu’elle est cultivée de façon intensive et conventionnelle s’avère être une grande consommatrice d’eau et de produits toxiques.
🧵 L’origine des fibres textiles
Nos vêtements et accessoires de mode sont consitués de fibres textiles. Celles-ci sont divisées en trois grandes familles. Les fibres naturelles, les fibres artificielles et les fibres synthétiques.
Les fibres artificielles sont fabriquées à partir de matières naturelles qui ont subi une transformation chimique. C’est le cas de la viscose ou de son alternative plus respectueuse de l’environnement, le lyocell, qui résulte d’un procédé utilisant de la cellulose de bois. Les fibres synthétiques comme le polyester sont quant à elles fabriquées à partir du pétrole.
Les fibres naturelles proviennent de sources végétales ou animales et seul le processus de fabrication en modifie l’aspect. Ce sont de ces fibres naturellles dont nous parlerons plus amplement dans cet article.
🐑 Fibre végétale et fibre animale ?
Les fibres végétales sont issues des graines, des tiges et des feuilles des plantes telles que le coton, le lin, le chanvre…
Les fibres animales proviennent de la toison des animaux tels que les moutons, les chèvres ou les lapins. Il existe ainsi différentes variétés de laines. La soie est également une fibre animale puisqu’elle provient de la chenille du Bombyx du mûrier aussi appelé ver à soie.
Les fibres textiles animales peuvent être certifiées biologiques si elles respectent plusieurs critères (notamment en ce qui concerne l’élevage des animaux). Cependant ce sont des fibres textiles végétales biologiques dont je vais parler dans la suite de cet article.
🌱 L’agriculture biologique
L’agriculture biologique exclut l’utilisation de produits chimiques de synthèse, de pesticides artificiels et d’OGM dans ses méthodes de production. Elle favorise le respect des cycles naturels ainsi que la préservation des équilibres écologiques.
En lisant son étiquette, il est possible de savoir si tel vêtement ou accessoire est fabriqué à partir d’un tissu composé de fibres biologiques. Qu’elles représentent la totalité de l’article ou un pourcentage donné, ces fibres sont produites selon les principes de l’agriculture biologique.
🎯 Les labels
Il existe plusieurs certifications en agriculture biologique. Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) est le plus exigeant et le plus complet puisqu’il garantit un contrôle strict sur le plan social en plus des critères écologiques liés à la production des fibres.
Pour qu’un tissu ou qu’un vêtement fini obtienne cette certification, il doit remplir les conditions suivantes : le textile doit contenir au moins 95 % de fibres biologiques, les produits chimiques toxiques sont bannis, les usines de production qui procèdent notamment aux teintures ont l’obligation de posséder une station de traitement des eaux usées. Pour ce qui est des critères sociaux, le label GOTS impose des conditions de travail sûres aux ouvriers ainsi qu’une liberté syndicale, il interdit formellement le travail des enfants ainsi que le travail forcé.
🔎 Coton conventionnel vs coton biologique
La culture du coton conventionnel fait partie de celles qui emploient le plus de pesticides et d’insecticides alors qu’elle ne couvre que 2,5 % de la surface agricole mondiale. Le coton biologique opte quant à lui pour un contrôle naturel des ravageurs.
En agriculture biologique, le coton pousse sans engrais chimiques de synthèse et a recours aux engrais naturels, au compost ou au fumier.
Pour son irrigation, la culture du coton conventionnel consomme énormément d’eau. Dans certains pays du monde où l’accès à l’eau est limité, l’eau des rivières, des lacs et des nappes phréatiques est détournée pour couvrir les besoins des cultures.
Certaines études avancent que le coton biologique permet d’économiser jusqu’à 91 % d’eau d’irrigation. Cela s’explique par le fait que la méthode de culture biologique permet de garder un sol vivant qui retient mieux l’eau de pluie et que la rotation des cultures (qui n’est donc pas pratiqué en monoculture intensive) préserve le cycle naturel de l’eau dans la terre.
En ce qui concerne la santé, la culture du coton conventionnel expose directement les travailleurs et les populations aux produits toxiques. De plus, les labels tels que GOTS encadrent les conditions de travail des ouvriers, sujet qui n’est pas considéré dans la production conventionnelle.
La pollution qu’engendre la culture du coton conventionnel a un impact néfaste sur la faune, sur les polllinisateurs et plus largement sur toutes les formes de vie.
🪡 Et du côté d’atelier Annoupe ?
Avec atelier Annoupe j’utilise exclusivement du coton biologique certifié GOTS. Ce critère fait partie de l’ADN de la marque depuis le début avec pour volonté de produire en petite quantité et dans les matières les moins impactantes pour la planète.